PARIS

Publié le par cuab34bfs

      Action  Solidarité avec notre collègue directrice parisienne
et avec Nicolas Moiroux

Paris, Béziers,  La solidarité ne doit pas devenir un délit

 
La directrice de l'école de la rue Rampal a été mise en examen et emprisonnée (et libérée depuis) pour « outrage et dégradation de biens
publics en réunion », alors qu¹elle exerçait normalement ses missions.
 
Nous exigeons
L'abandon des poursuites contre notre collègue directrice.
L¹école et ses abords doivent être un espace de paix et de sérénité
pour les élèves, leurs parents, les maîtres et les directeurs d¹école. L¹arrêt des interventions de la police contre les parents sans papiers
La régularisation des parents sans papiers de nos élèves scolarisés

  • Organisons la solidarité dans l'Hérault  Mercredi 28 mars

  • -12h00 Rassemblement devant la sous-préfecture de Béziers

  • -13 H 30 Rassemblement devant la préfecture (une audience au préfet a été demandée)

  • -15 H 00 Rassemblement devant le rectorat (audience au recteur demandée)


Ce qui est arrivé vendredi devant l'école de la rue Rampal, le sort de notre collègue directrice parisienne, ce qui est arrivé vendredi au tribunal de Béziers à Nicolas Moiroux après la mise en examen de notre collègue Florimond à Marseille, mérite une réaction forte, urgente et immédiate.


Il n'est pas pensable de laisser se conclure cette intervention ignoble de la police, et l'arrestation puis la mise en examen de notre collègue
directrice (après celle de Florimond) sans une mobilisation urgente et une démarche auprès des pouvoirs publics.

En liaison avec les autres fédérations de l'éducation nationale et le Réseau Education Sans Frontière, le SNUipp et la FSU proposent le dispositif de
mobilisation d¹urgence suivant :

1° Demande d'audience aux préfets (et sous préfet à Béziers) ce mercredi 28 mars à 13 H 30 Rendez vous devant la préfecture
2° Une demande analogue est adressée au recteur pour 15 heures.
3° Une action simultanée sera organisée dans la plupart des départements de l'académie


Des contacts sont n en cours entre tous les partenaires, syndicats, associations de parents et des droits de l¹homme, RESF

Les faits, revue de presse : dépêche AEF et Le Monde et vidéo


Élèves sans papiers (dépêche AEF du 23 mars) : la directrice d'école a été relâchée et une enquête préliminaire se poursuit
Valérie Boukobza, directrice de l'école maternelle Rampal dans le 19ème arrondissement de Paris, a été relâchée peu avant 16 heures du commissariat
où elle était en garde à vue, aujourd'hui, vendredi 23 mars 2007. Elle précise dans un communiqué transmis à L'AEF que sa garde à vue a commencé à
9 heures 10 ce matin et s'est achevée vers 15h15. Une enquête préliminaire se poursuit mais la directrice n'a pas reçu de nouvelle convocation du
commissariat.

Elle conteste les faits qui lui sont reprochés, à savoir "outrage" et "dégradation volontaire de biens publics". Elle déclare avoir accepté, si
cela s'avère nécessaire, d'être assistée par l'avocat William Bourdon, désigné par la Ville de Paris. "La garde à vue de la directrice ayant été
motivée par des évènements survenus devant l'école après la classe, la ville considère en effet que sa protection relève des dispositions de l'article 11
de la loi du 13 juillet 1983" sur la protection des fonctionnaires.

Valérie Boukobza, la directrice de l'école de la rue Rampal, dans le 19e arrondissement, de Paris, a été gardée à vue sept heures vendredi pour
"outrages et dégradation de biens publics en réunion". Des faits qu'elle conteste. Mardi, elle s'est opposée, avec des parents d'élèves, à
l'interpellation très mouvementée, au cours de laquelle des gaz lacrymogènes ont été utilisés. Une voiture de police a été endommagée et un policier
s'est vu prescrire une interruption temporaire de travail à la suite des incidents.

"CONFORME À LA LOI"
Le placement en garde à vue de la directrice de l'école était "conforme à la loi", "nécessaire à son audition et des confrontations" et "lui permettait
de bénéficier de droits", comme le fait de contacter son avocat, a ajouté le parquet.

Nicolas Sarkozy, encore ministre de l'intérieur jusqu'à lundi, a défendu la police, samedi, estimant qu'il n'y avait dans l'affaire pas matière à
"polémique". Alliance, le deuxième syndicat de gardiens de la paix, s'est déclaré "scandalisé et choqué", demandant au ministère de "déposer plainte
contre les auteurs des accusations diffamatoires" contre les forces del'ordre.

Le cabinet du ministère de l'intérieur a rappelé vendredi soir qu'il avait demandé aux préfets de ne pas procéder à des interpellations "dans
l'enceinte ou à proximité immédiate d'un établissement scolaire". Interrogé samedi, Philippe Maître, le procureur adjoint, a expliqué à l'AFP que le
parquet de Paris n'avait pas connaissance de cette instruction. La veille des incidents, la directrice de l'école de la rue Rampal avait empêché, en
intervenant auprès des policiers, l'interpellation d'une jeune Chinoise venue chercher sa nièce à la sortie de l'école, rappelle Le Journal du
Dimanche.

POLÉMIQUE AVEC LE RECTORAT


A gauche, les réactions ont été cinglantes. Ségolène Royal, Marie-George Buffet, Olivier Besancenot, Dominique Voynet et Gérard Schivardi ont dénoncé
les méthodes de Nicolas Sarkozy. Les candidats ont été rejoints plusieurs associations.

Dans le milieu enseignant, l'émotion reste vive. Samedi, une vingtaine de directeurs d'école maternelle sont sortis de leur "réserve" pour demander au
recteur d'académie de s'exprimer sur ces "violences inacceptables". "Le procédé de rafle est en lui-même odieux et aujourd'hui doublement
insupportable quand il y mêle l'institution que nous représentons", écrivent les directeurs, issus de la circonscription parisienne de la Goutte d'Or.

"L'école n'a rien à faire dans cette polémique, a répondu dimanche le chef de cabinet du recteur de Paris, Nicolas Boudot, cité par Le Parisien. La
directrice de l'école n'a pas agi dans le cadre de ses fonctions, mais comme une simple citoyenne militante, soupçonnée d'un délit. C'est pourquoi le
rectorat ne peut lui offrir la protection qu'elle a demandée."

Lundi, tous les syndicats enseignants parisiens (FSU, SGEN, SUD, CGT), ainsi que la FCPE, la principale fédération de parents d'élèves et RESF, le Réseau
éducation sans frontières, appellent à un rassemblement à 18 h 30 devant le rectorat de Paris.

Une vidéo tournée sur les lieux

Les réactions

Communiqué FSU Paris le 23 mars 2007

Suite aux incidents graves qui se sont produits mardi dernier lorsque la police a voulu procéder à des arrestations de parents sans-papiers aux
abords de l¹école maternelle Rampal à Paris dans le 19ème arrondissement et où la mobilisation des personnes présentes les a empêchées, c'est
maintenant la directrice de l'école qui est mise en garde à vue.

Après les gaz lacrymogènes et les coups, la répression se poursuit.

Des délégués syndicaux, des parents d'élèves, des enseignants, RESF sont actuellement devant le commissariat de la rue E. Satie (19è).

La FSU demande la levée immédiate de la garde à vue qui est inadmissible.

Elle rappelle qu'elle condamne la répression et la chasse aux étrangers, doublement insupportable à proximité de l¹école.

Communiqué SNUipp FSU

SANS-PAPIER, DIRECTRICE SANCTIONNEE
 
Le SNUipp élève les plus vives protestations vis-à-vis du placement en garde à vue de la directrice de l¹école Rampal à Paris 19ème qui est interpellée
pour « outrage et dégradation de biens publics en réunion ».
 
Cette interpellation est inadmissible vis-à-vis d¹enseignants qui assurent la scolarisation légale d¹enfants dont les parents sont sans-papiers.
Le SNUipp condamne l¹utilisation de violences physiques et gaz lacrymogènes, condamne les tentatives d¹arrestations.
 
Le SNUipp demande que cessent les poursuites à l¹encontre de cette directrice et qu¹elle soit libérée immédiatement. Il intervient en ce sens
auprès du ministère de l¹Education Nationale.
 
 
PARIS, le 23 mars 2007
 
Pétition « La solidarité ne doit pas devenir un délit »
 
Florimond Guimard, militant du SNUipp 13 doit comparaître le 20 avril prochain au Tribunal d'Aix-en-Provence pour avoir participé à une
manifestation contre l'expulsion d'un père de famille et de ses enfants scolarisés à Marseille.
 
Le SNUipp et la FSU s'élèvent contre cette procédure qui vise à intimider les soutiens aux familles sans papiers regroupés au sein de RESF.
 
Vous trouverez ci-après la pétition unitaire présentant les faits tels qu'ils se sont déroulés et exigeant l'arrêt des poursuites engagées.
 
Nous vous invitons à signer, le plus rapidement et le plus largement possible, cette pétition, en la téléchargeant :
 
-      sur les sites de la section du SNUipp (lien vers le site des Bouches du Rhône) : http://www.valplan.info/petitions/index.php?petition=3
 
-   en informant le maximum de collègues.
 
Les pétitions « papier » sont à retourner, au fur et à mesure de leur
collecte, au SNUipp FSU 34
474 Allée Henri II de Montmorency
Montpellier 34 000

La FSU et le SNUipp seront présents le jour du procès et plusieurs initiatives sont en préparation. Nous vous tiendrons informés des suites.

 

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Publié dans unisavecbove34bfs

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