Déclaration de Berlin : dans quelle Europe vivent ces dirigeants ?

Publié le par cuab34bfs

Communiqué de la direction de campagne de José Bové
DECLARATION DE BERLIN :

QUAND LEUR EUROPE ET CELLE DES PEUPLES N’ONT RIEN A VOIR…

« L’homme est au cœur de notre action. Sa dignité est inviolable. Ses droits sont inaliénables. Femmes et hommes sont égaux. Nous aspirons à la paix et à la liberté, à la démocratie et à l’état de droit, au respect mutuel et à la responsabilité, à la prospérité et à la sécurité, à la tolérance et à la participation, à la justice et à la solidarité. La manière dont nous vivons et travaillons ensemble dans le cadre de l’Union Européenne est unique en son genre, comme en témoigne la coopération démocratique des États membres et des institutions européennes. L’Union européenne repose sur l’égalité des droits et la solidarité. »

Tels sont quelques-uns des termes de la « Déclaration de Berlin » adoptée ce 25 mars à l’occasion du 50e anniversaire du Traité de Rome.

A sa lecture, une seule question surgit : où se trouve Berlin ? Dans quel partie idyllique du monde se situe cette « Union européenne » ainsi décrite ?

On mesure, à lire ces propos, le fossé qui sépare les élites politiques des réalités vécues, au jour le jour, par une proportion toujours grandissante de celles et ceux qui vivent sur le territoire européen.

Combien de millions de chômeurs en Europe ?

Combien de millions de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté ?

Combien de familles disloquées par les licenciements boursiers, par les délocalisations, par les fermetures d’entreprises pour la seule satisfaction d’un actionnariat toujours plus insatiable ?

Combien d’emplois perdus dans une agro-industrie qui pollue et qui empoisonne de plus en plus ? Combien de morts suite aux complaisances des autorités européennes et des gouvernements à l’égard des fabricants de pesticides ?

Combien de vies brisées par un système où la logique de la concurrence libre et non faussée est la loi d’airain ?

Combien de victimes d’un système qui érige en « libertés fondamentales » la libre circulation des capitaux et des services ?

Combien d’immigrés raflés, enfermés dans des camps, déportés ?

Combien de femmes et d’hommes torturés grâce à la complicité de la Commission européenne et des gouvernements d’Europe avec un pays qui viole les conventions de Genève et le droit international ?

Poser ces questions fournit d’emblée un démenti flagrant à l’autosatisfaction des dirigeants européens et de ceux qui les relaient.

La démocratisation des institutions européennes et l’Europe sociale ne figurent pas dans les défis énumérés par la « déclaration de Berlin ».

Une autre Europe est nécessaire. Une Europe pour les peuples et par les peuples.

Pour la direction de campagne de José BOVE,

Raoul Marc Jennar

Publicité

Publié dans unisavecbove34bfs

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article