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CITOYENS UNIS AVEC BOVE

Le blog des citoyens signataires et collectifs de l'Hérault
Balaruc Frontignan Sète et environs
Hervé Kempf
Nous sommes à un moment de l'histoire qui pose un défi radicalement nouveau à l'espèce humaine : pour la première fois, son prodigieux dynamisme se heurte aux limites de la biosphère et met en danger son avenir. Vivre ce moment signifie que nous devons trouver collectivement les moyens d'orienter différemment cette énergie humaine et cette volonté de progrès. C'est un défi magnifique, mais redoutable.
Or, une classe dirigeante prédatrice et cupide, gaspillant ses prébendes, mésusant du pouvoir, fait obstacle au changement de cap qui s'impose urgemment. Elle ne porte aucun projet, n'est animée d'aucun idéal, ne délivre aucune parole mobilisatrice. Après avoir triomphé du soviétisme, l'idéologie néo-libérale ne sait plus que s'auto-célébrer. Presque toutes les sphères de pouvoir et d'influence sont soumises à son pseudo-réalisme, qui prétend que toute alternative est impossible et que la seule voie imaginable est celle qui conduit à accroître toujours plus la richesse.
Cette représentation du monde n'est pas seulement sinistre, elle est aveugle. Elle méconnaît la puissance explosive de l'injustice, sous-estime la gravité de l'empoisonnement de la biosphère, promeut l'abaissement des libertés publiques. Elle est indifférente à la dégradation des conditions de vie de la majorité des hommes et des femmes, consent à voir dilapider les chances de survie des générations futures.
Pour l'auteur de ces pages incisives et bien informées, on ne résoudra pas la crise écologique sans s'attaquer à la crise sociale concomitante. Elles sont intimement liées. Ce sont aujourd'hui les riches qui menacent la planète.
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La crise écologique est plus aiguë que jamais. Le monde va devoir changer. Mais on ne peut plus traiter l'écologie indépendamment de la crise sociale qui lui est liée et qui empire elle aussi de jour en jour.
Pour réfléchir à ces nouvelles questions et discuter des solutions, Reporterre veut être le forum de tous ceux qui imaginent le nouveau monde, un monde où l'on arrêtera de détruire l'environnement et qui retrouvera l'idéal de la justice.
Interview de Hervé Kempf : http://www.reporterre.net/livre/emission-France-Inter-060307.php
ainsi que :
Martin Hirsch : http://www.reporterre.net/entretiens/entretien-hirsch.php
José Bové : http://www.reporterre.net/entretiens/entretien-bove.php
Gilles Clément : http://www.reporterre.net/entretiens/entretien-clement.php
Al Gore : http://www.reporterre.net/entretiens/entretien-gore.php
Par son vote du 6 mai 2007 la France a choisi le projet qui nous engage tous dans la mécanique de destruction de la planète :
-où la santé des entreprises prime sur la santé des individus.
-où la population assujettie à la Bourse règle son action sur les fluctuations du marché.
-où le CO2, coté en Bourse par le biais des droits à polluer, devient une valeur sûre.
-où la pollution en général est une monnaie d’échange.
-où le développement durable sert de caution aux pratiques non écologiques.
-où l'on instaure le biocarburant issu de cultures dévastatrices, exigeantes en intrants polluants, constituées de plantes manipulées génétiquement, excluant la diversité de territoires immenses et monotones, en laissant entendre qu'il s'agit d'actions respectueuses de l'environnement.
-où la question du transport et de ses pollutions n'est pas remise en cause.
-où l'option déterministe du dirigeant le plus en vue de ce nouveau gouvernement conduit à une discrimination systématique ne laissant émerger que les disciples performants de l'Ordre Marchand.
-où le racisme de société devient une règle discriminatoire ordinaire.
-où la peur instituée renforce la puissance des gardiens de l'Ordre.
-où la France perd son existence, devient une étoile supplémentaire sur le drapeau étatsunien tandis que disparaît une étoile sur le drapeau de l'Europe.
Le Jardin Planétaire, pays sans frontière et sans drapeau, sans nécessité de guerre, armé de la seule volonté des passagers de la Terre, se présente comme un projet général intéressant le jardin dans sa plus modeste comme dans sa plus vaste dimension, couvrant l'espace urbain comme l'espace rural, interpellant le politique dans sa fonction la plus modeste ou la plus étendue. Il sollicite l'ensemble des acteurs de la société sur le rôle de chacun pour :
-exploiter la diversité sans la détruire.
-donner à tous les êtres une chance d'avenir selon un processus non discriminatoire de l'évolution, non déterministe et non arbitrairement sélectif.
-engager une politique de non accumulation de biens surnuméraires et polluants.
-développer les énergies douces et autonomes.
-élaborer une mondialisation nouvelle non inféodée à l'Ordre Marchand.
-créer un réseau de projets locaux éclairés par une vision élargie et tolérante où les constituants naturels et culturels issus du brassage planétaire dictent les règles d'une économie locale.
-instruire une exploitation biologique du sol, favoriser les complexes écologiques industriels de recyclage de l'énergie.
-développer des pratiques visant à maintenir ou renforcer la qualité biologique des substrats : eau, air, sols.
-en toutes circonstances favoriser l'invention de la vie, l'expression de sa diversité.
-envisager le développement imprédictible du Jardin comme une possible source de renouvellement et chaque jour s'en étonner.
Considérant le Jardin Planétaire comme l'essentiel de mes préoccupations, considérant que les actions nécessaires à son émergence ne trouvent aucune chance d’expression dans le projet de société choisi par la France le 6 mai 2007, refusant de porter ma caution aux agissements du gouvernement en place, je décide d’orienter mes interventions, mes efforts et toute mon énergie à la mise à bien du projet Jardin Planétaire, là où en toutes circonstances il est possible de développer un projet utile à l'humanité et non dirigée contre elle .
En conséquence j'annule la totalité des engagements pris auprès des services publics et privés sur le territoire français à l'exception des instances officielles ou non officielles où, de façon avérée, s'établit la résistance .
Gilles Clément
La Vallée le 7 mai 2007
RESISTANCE: espace partagé par un ensemble volontaire où se rejoignent et s'organisent les tenants d'un projet politique et social. La résistance fonde les bases d'une histoire à venir où se joue l'équilibre des sociétés humaines et des milieux dans lesquels elle évolue et dont elle tire constamment parti. Pour les êtres rejetés dans l'ombre elle offre une plage de lumière, une perspective, un territoire mental d'espérance.
Le Rayol le 9 mai 2007
PARIS (AFP) - Des collectifs antilibéraux et des comités Bové soutiennent quelque 120 à 130 candidats aux législatives labellisés "gauche alternative 2007", dont une moitié seront en concurrence directe avec des candidats trotskistes ou communistes au premier tour.
Quelques uns de ces postulants sont soutenus à la fois par le PCF et
Dans les autres cas, faute d'accord, les postulants - présentés par les collectifs unitaires et par des comités Bové qui avaient soutenu la candidature à la présidentielle du leader altermondialiste José Bové - vont se trouver en concurrence le 10 juin avec des candidats de
80 à 90 candidats sous étiquette "gauche alternative 2007" sont rattachés, pour leur financement, à l'association SEGA (Solidarité, écologie, gauche, alternative), les autres au PCF ou à
L'objectif politique, selon les animateurs, est de poursuivre le combat à long terme pour un rassemblement large des antilibéraux à la gauche du PS, après le fiasco de la présidentielle.
Mais les élections législatives peuvent aussi s'avérer une manne pour les formations politiques puisque celles-ci ont droit à une aide publique de l'ordre de 1,60 à 1,70 euro par voix. Toutefois, pour bénéficier de ces aides, obligation est faite aux partis que leurs candidats obtiennent chacun au moins 1% des suffrages exprimés dans au moins 50 circonscriptions.
De son côté, l'organisation d'Olivier Besancenot présente quelque 470 candidats (sur 577 circonscriptions) et soutient une quarantaine de candidats antilibéraux
La gabegie dure depuis trop longtemps il est grand temps que nos luttes y remédient. Ne croyons pas cependant que ce type de situation soit nouveau : Qui produit la richesse et à qui profite vraiment sa production ? Dans une brochure écrite en 1907,
John Wheatley décrit une cour de justice imaginaire où un magnat du charbon, un propriétaire terrien et d?autres personnages sont accusés "d?avoir conspiré contre un vieux mineur, Dick McGonnagle, et de l?avoir volé".
Ce pamphlet, How the Miners are Robbed (Comment on vole les mineurs), eut un retentissement considérable avant la Première Guerre mondiale. Son analyse demeure valable pour les travailleurs d?aujourd?hui, qui continuent de se faire voler.
Dans l?extrait qui suit, le juge interroge les témoins. La première personne à se présenter à la barre est le propriétaire de la houillère. Un propriétaire de la houillère qui pourrait être aujourd?hui Vincent Bolloré
Juge : Quel est votre nom ?
Sucker : Frederick Michael Thomas Andrew Sucker.
Juge : Vous avez beaucoup de noms !
Sucker : Je proteste !
Juge : Je ne vous ai pas demandé quelle est votre activité. Je désire savoir comment vous en êtes arrivé à posséder autant de noms.
Sucker : Je ne peux répondre à votre question, monsieur le juge.
Juge : Ah ! Voilà qui me parait suspect. Maintenant, voulez-vous bien nous dire quel est le montant de votre fortune ?
Sucker (avec fierté) : Un million de livres sterling.
Juge : Vous devez être un homme extrêmement compétent. Comment êtes vous parvenu à posséder une telle fortune ?
Sucker : Je l?ai faite, monsieur le juge.
Juge : Ah ! Vous vous reconnaissez donc coupable d?avoir fabriqué de la fausse monnaie ?
Sucker (indigné) : Certainement pas !
Juge : Alors pouvez-vous nous expliquer ce que vous voulez dire par « faire fortune » ?
Sucker : Je l?ai gagnée en affaires, monsieur le juge.
Juge : Depuis combien de temps êtes-vous dans les affaires ?
Sucker : Vingt ans, monsieur le juge.
Juge : Vous devez être un travailleur très capable pour avoir gagné une somme aussi énorme en si peu de temps ?
Sucker (indigné) : Je ne travaille pas, monsieur le juge !
Juge : Ah ! Voilà qui est intéressant. Vous ne travaillez pas et, cependant, vous venez de nous dire qu?en vingt ans vous avez gagné un million de livres ?
Sucker : Je possède une houillère.
Juge : Qu?est-ce qu?une houillère ?
Sucker : C?est un puits d?une profondeur d?environ cent toises, ainsi que divers bâtiments et machines pour la production du charbon.
Juge : Avez-vous creusé le puits ?
Sucker : Non, monsieur. J?ai des hommes pour le faire.
Juge : Avez-vous fabriqué les machines et construit les bâtiments ?
Sucker : Non, monsieur. Je ne suis pas un ouvrier. J?ai des gens pour faire ce travail.
Juge : Voilà un cas extraordinaire. Vous dites que d?autres hommes ont construit les bâtiments, fabriqué les machines, creusé le puits, et cependant c?est vous qui possédez la houillère ? Les ouvriers n?en ont-ils pas une part ?
Sucker : Non, monsieur le juge. J?en suis le seul propriétaire.
Juge : J?avoue ne pas comprendre. Voulez-vous de me dire que ces hommes ont construit une houillère en parfait état de marche, pour ensuite vous la remettre sans en garder ne serait-ce qu?une partie pour eux-mêmes ?
Sucker : C?est cela même.
Juge : Ils devaient être extrêmement riches et généreux, ou alors complètement fous ! Etaient-ils des hommes riches ?
Sucker : Mais non, monsieur le juge.
Juge : Avaient-ils d?autres houillères ?
Sucker : Pas une seule, monsieur. Il s?agissait de simples ouvriers.
Juge : Qu?entendez vous par de « simples ouvriers » ?
Sucker : Simplement des gens qui travaillent pour d?autres.
Juge : Voilà assurément des gens qui doivent être bien généreux ! N?ont-ils pas eux-mêmes besoin d?une houillère ?
Sucker : Certainement, monsieur le juge.
Juge : Et pourtant ils n?en possèdent aucune ?
Sucker : Non, monsieur, mais je les autorise à travailler dans la mienne.
Juge : Voilà qui est bien généreux de votre part, mais évidemment pas aussi généreux que le fait de vous avoir offert cette houillère. Vous pensiez peut-être ne pas avoir besoin de l?ensemble de cette houillère, puisque vous pouviez autoriser d?autres à s?en servir ?
Sucker : Vous ne comprenez pas, monsieur le juge. Je ne travaille pas dans ma houillère. Mais je permets aux ouvriers de le faire.
Juge : Ah, je vois ! Après que ces hommes vous ont offert cette houillère, vous ne lui avez pas trouvé d?utilité, et vous la leur avez rendue pour leur éviter d?en construire une autre ?
Sucker : Non, non, monsieur le juge ! La houillère est toujours à moi. Mais eux, ils y travaillent.
Juge : Décidément, tout cela est très confus. Vous possédez un puits que vous n?avez pas creusé, une usine que vous n?avez ni fabriquée ni érigée. Vous ne travaillez pas dans cette houillère car vous ne voulez pas travailler. Ceux qui ne veulent pas travailler n?ont en général pas de houillère, et pourtant ces gens vous en ont donné une. Les avez-vous implorés de venir travailler dans votre houillère, puisque vous n?en aviez pas l?utilité ?
Sucker : Pas du tout, monsieur le juge ! C?est au contraire eux qui m?implorent de bien vouloir les autoriser à travailler.
Juge : Mais pourquoi vous implorer de les laisser utiliser votre houillère ? Pourquoi n?en fabriquent-ils pas une pour eux-mêmes, comme ils l?ont fait pour vous ? Mais peut-être leur versez-vous quelque rétribution pour travailler dans votre houillère et de la garder en bon ordre ?
Sucker : Oui, bien sûr, monsieur le juge. Je les paie selon la quantité de charbon qu?ils produisent.
Juge : Bien. Voilà qui me semble juste. Alors je suppose que ces hommes vont rapidement devenir très riches ? Ils vont gagner la valeur du charbon qu?ils produisent, ainsi que la rente que vous leur offrez pour maintenir la houillère en bon état ?
Sucker : Ah non, monsieur le juge. Le charbon qu?ils produisent est à moi.
Juge : Comment ? Ils vous remettent le produit de leur travail ? N?ont-ils pas besoin de la valeur de ce charbon ?
Sucker : Certainement, monsieur. Mais c?est mon charbon, produit dans ma houillère.
Juge : Mon cher monsieur, vous m?amusez. Ces gens ont creusé le puits, mis la houillère en ordre de marche et extrait le charbon. Quel est votre rôle là-dedans ?
Sucker : Je leur ai accordé ma permission de faire ces choses, monsieur le juge.
Juge : Vous leur avez permis de creuser le puits, et ensuite vous avez pris le puits ; vous les avez autorisés à ériger l?usine, et ensuite vous avez pris l?usine ; vous leur avez permis d?extraire le charbon, et ensuite vous avez pris le charbon. Est-ce bien cela ?
Sucker : Oui, monsieur, mais je les paie pour faire ces choses.
Juge : Comment avez-vous de l?argent pour les payer, puisque vous ne travaillez pas ?
Sucker : J?ai hérité de 10 000 livres de mon père, j?en ai dépensé une partie, jusqu?à ce que les ouvriers commencent à produire du charbon.
Juge : Comment votre père a-t-il gagné cet argent ?
Sucker : De la même manière, monsieur le juge, tout comme j?ai pu convertir ces 10 000 livres en un million.
Juge : Comment avez-vous fait cela ?
Sucker : En revendant le charbon.
Juge : Est-ce que ces hommes vous emploient pour vendre le charbon ?
Sucker : Mais non, monsieur le juge. Le charbon est à moi.
Juge : Vraiment, votre affirmation semblait si impertinente que je ne l?avais pas prise au sérieux. Est-ce que vous payez ces mineurs avec la somme que vous recevez pour le charbon, moins votre salaire ?
Sucker : Non, monsieur. Je leur donne simplement le plus petit salaire pour lequel je peux trouver des hommes pour ce travail.
Juge : Je dois dire que tout ceci est déconcertant. Pourquoi ces gens ont-ils besoin de vous pour travailler ?
Sucker : Parce qu?ils ne peuvent travailler sans les machines, qui coûtent de l?argent. Nous, les hommes riches, avons de l?argent, et donc des machines, et ces gens doivent travailler ou mourir de faim. Ils sont bien obligés d?accepter nos conditions.
Juge : L?Etat dispose certainement de tout le capital nécessaire pour ouvrir des mines, pourquoi les gens auraient-ils besoin de faire affaire avec vous ?
Sucker : Très certainement monsieur, mais l?Etat est contrôlé par le parlement, qui est composé lui-même d?hommes comme moi. Ils ne sont pas assez fous pour se faire du tort à eux-mêmes.
Juge : Je ne pensais pas qu?il pouvait y avoir dans le monde des gens aussi stupides que ces travailleurs que vous décrivez. Quelle quantité de charbon un mineur produit-il en une journée ?
Sucker : Environ trois tonnes, monsieur le juge.
Juge : Et à quel prix vendez-vous ce charbon ?
Sucker : A 10 shillings par tonne, monsieur.
Juge : Maintenant, si vous pouviez être assez aimable pour nous dire combien le mineur gagne par jour pour les trois tonnes de charbon que vous revendez au prix de 30 shillings, nous devrions être en mesure de juger de la manière dont vous le traitez.
Sucker : Il reçoit cinq shillings, monsieur.
Juge : Etes-vous sérieux ?
Sucker : Oh oui, monsieur le juge.
Juge : Que devient le reste ?
Sucker : Une petite partie du reste va à l?entretien de la houillère et couvre la dépréciation des machines. Ensuite le duc en reçoit une bonne part sous forme de rentes et de « royalties ». Le reste constitue mon profit.
Juge : Que sont les rentes et les royalties ?
Sucker : Une somme réclamée par le duc en échange du droit à l?exploitation de ses terres.
Juge : Comment ? Bon, cela ne fait rien. J?interrogerais le duc prochainement. Est-ce ainsi que vous en êtes arrivé à posséder un million de livres et que ce vieil homme a sombré dans la pauvreté ? Vous avez vendu son charbon et retenu la majeure partie de son argent.Votre père a volé le sien de la même manière. Grâce au fruit de ce vol, et au fait qu?il l?a laissé sans un sou, vous avez été en mesure de voler son fils. Si nous laissons cela continuer, votre fils serait encore plus riche que vous, et son fils serait aussi pauvre que son père l?était.
Par conséquent, la capacité de votre famille à réduire sa famille en esclavage pourrait croître avec chaque génération. Heureusement, ce procès va mettre un terme à votre système scandaleux. Vous pouvez maintenant disposer, pour que je puisse interroger d?autres accusés.
Une fois que le prisonnier Sucker a retrouvé sa place entre deux policiers sur le banc des accusés, un homme de forte corpulence et d?apparence rougeâtre, bien nourri et tiré à quatre épingles s?avance à la barre des témoins pour être interrogé. En réponse à la première question du magistrat, il se présente comme étant le Duc d?Hamilton.
Juge : Allons, allons, je vous ai demandé votre nom, pas votre activité !
Duc : C?est mon titre, monsieur le juge.
Juge : Votre titre sera peut-être un numéro, une fois que ce procès sera terminé ! Je dois vous avertir de ne pas jouer avec le tribunal. Quel est votre nom ?
Duc : Je n?utilise aucun nom.
Juge : Vous travaillez ?
Duc : Certainement pas.
Juge : Comment ? Vous aussi, vous êtes un paresseux ?
Duc : Non, monsieur. C?est que je n?ai pas besoin de travailler.
Juge : Comme tous les voleurs accomplis ! Pourquoi n?avez-vous pas besoin de travailler ?
Duc : Je suis un homme riche, monsieur.
Juge : Comment avez-vous pu devenir riche, puisque vous ne travaillez pas, et puisque c?est le travail qui crée la richesse ?
Duc : Ma fortune est le fruit d?un héritage, monsieur le juge.
Juge : Votre père l?a-t-il gagné en travaillant ?
Duc : Non. Lui aussi était un homme riche.
Juge : Est-ce que votre grand-père, votre arrière grand-père, ou quelqu?un de votre famille a jamais travaillé ?
Duc : Non, monsieur.
Juge : Comment ont-ils acquis leur fortune ?
Duc : De la même manière que j?ai eu la mienne.
Juge : C?est-à-dire ?
Duc : En autorisant les gens à utiliser mes terres.
Juge : Comment avez-vous eu des terres ? Les avez-vous créées ?
Duc : Ah non, monsieur ! Je crois que Dieu les a créées.
Juge : Les a-t-il créées pour vos ancêtres ?
Duc : Je ne peux le dire, monsieur le juge.
Juge : Vous devez certainement savoir si Dieu les a créées spécialement pour vos ancêtres, ou si ces terres étaient là avant que vos ancêtres en prennent possession ?
Duc : Elles ont toujours été là, monsieur. Mes ancêtres en ont seulement pris possession à la fin du 13e siècle.
Juge : Quel droit avaient-ils de prendre possession de ces terres ?
Duc : Elles leur ont été données par Robert Bruce.
Juge : Mais Bruce n?a pas créé ces terres, même si c?est lui qui les a données. Il n?avait aucun droit de le faire, et vous n?avez aucun droit moral ou légal dessus. Ne travaillez-vous pas sur ces terres ?
Duc : Non monsieur. J?ai déjà expliqué que je n?ai pas besoin de travailler. J?autorise des milliers d?autres personnes à le faire.
Juge : Pourquoi ne travaillent-ils pas sur leurs propres terres ?
Duc : Parce qu?ils n?en ont pas, monsieur le juge.
Juge : Comment ? Revendiquez-vous toutes les terres de la région ?
Duc : Oui, monsieur le juge.
Juge : Et la plupart de ces hommes utilisent vos terres ou meurent de faim ?
Duc : En effet, monsieur.
Juge : J?espère que vous n?agissez pas comme l?autre accusé, avec ses machines. Est-ce que votre autorisation ne se fait qu?à la condition qu?ils vous remettent une partie de ce qu?ils produisent ?
Duc : Evidemment, monsieur.
Juge : Est-ce qu?ils le font ?
Duc : Certainement, monsieur. Ils doivent le faire ou mourir de faim.
Juge (à lui-même) : Je comprends maintenant la nécessité d?un enfer éternel. (Au Juge) Quelle part du charbon des mineurs réclamez vous ?
Duc : J?obtiens généralement, en « royalties » sur le travail de chaque homme, un tiers de son produit.
Juge : Cela signifie que lorsqu?un mineur produit trois tonnes de charbon il vous en donne une ?
Duc : Oui.
Juge : S?il y a 30 000 mineurs travaillant sur vos terres, chacun de ces hommes doit vous donner un tiers de ce qu?il produit ?
Duc : Oui, monsieur le juge.
Juge : Donc vous maintenez que quand 30 000 mineurs travaillent sur vos terres, vous récoltez la production de 10 000 d?entre eux?
Duc : Oui, monsieur.
Juge : Et ces dix milles hommes doivent risquer leur vie dans les entrailles de la terre pendant que vous êtes peut-être en train de vous amuser quelque part ?
Duc : Oui, monsieur le juge.
Juge : Quelle sorte d?hommes sont-ils ?
Duc : Des hommes endurcis et intelligents, monsieur le juge (des rires éclatent dans la salle).
Juge : Pourquoi ne prennent-ils pas possession de ces terres, en les nationalisant ? Ainsi vous ne pourriez plus les spolier du tiers de ce qu?ils produisent ?
Duc : Il n?en sera jamais ainsi, monsieur. Cela serait du socialisme. Ils préfèrent continuer à me payer des royalties.
Juge : Mais même tirer avantage de leur naïveté est un crime terrible. N?avez-vous pas honte d?agir ainsi ?
Duc : Certainement pas, monsieur. C?est autorisé par la loi.
Juge : Et qui écrit les lois ?
Duc : La classe à laquelle j?appartiens. Et elle n?a pas commis d?erreur, monsieur le juge.
Juge : Si tel est le cas, vous en commettez une en pensant que ce tribunal va juger votre classe avec les lois qu?elle a elle-même écrite. Qu?une communauté se laisse abuser par des individus tels que vous est quelque chose qui dépasse mon entendement. Veuillez prendre votre place sur le banc des accusés. Je vais maintenant entendre les plaignants.
Le premier plaignant est Monsieur Dick McGonnagle.
Les accusations du « vieux » Dick McGonnagle
Juge : Quel âge avez-vous, Dick ?
Dick : Cinquante-deux ans.
Juge : Mais vous en paraissez au moins quatre-vingt !
Dick : J?ai du travaillé très dur, monsieur le juge.
Juge : Combien de temps avez-vous travaillé à la mine ?
Dick : Quarante années.
Juge : Y avez-vous travaillé régulièrement ?
Dick : En moyenne cinq jours par semaine.
Juge : Combien de charbon avez-vous produit chaque jour ?
Dick : Près de trois tonnes, monsieur le juge.
Juge : Mon Dieu ! Vous devez être un homme très riche. En 40 ans vous devez avoir produit quelque chose comme 30 000 tonnes ?
Dick : Je ne suis pas riche, monsieur le juge.
Juge : On m?a dit que ce charbon est vendu à 10 shillings la tonne ?
Dick : Je n?en sais rien.
Juge : Alors, je suppose que vous n?avez pas conscience que le prix du marché du charbon que vous avez produit serait de 15 000 livres ?
Dick : Je n?avais pas conscience de cela, monsieur le juge.
Juge : Quel salaire avez-vous reçu ?
Dick : En moyenne, 25 shillings par semaine.
Juge : Mon Dieu ! Cela signifie que vous vous êtes fait escroquer de près de 12 500 livres ! Que sont devenus ces 12 500 livres que vous vous êtes fait voler ?
Dick : Je ne sais pas.
La défense explique qu?il serait prouvé que les accusés s?étaient partagés la somme entre eux, allant même par la suite jusqu?à spolier le vieil homme de la maigre part qu?il avait reçue.
Juge : Etes-vous toujours employé à la mine ?
Dick : Oui, monsieur le juge.
Juge : Ne trouvez-vous pas quand même difficile d?y aller ?
Dick : Oui. Je dois maintenant partir une demi-heure plus tôt qu?autrefois, car je dois reprendre mon souffle tous les cent mètres.
Juge : Comment rejoignez-vous la veine de charbon après être descendu dans la mine ?
Dick : Un jeune homme m?y conduit dans un wagon.
Juge : Il vous dépose là pour que vous récoltiez votre charbon ?
Dick : Oui.
Juge : Et quand vous l?avez récolté, ces hommes vous le volent ?
D : Oui, monsieur le juge.
Juge : Les autres travailleurs vous ont-ils volé, aussi ?
Dick : Cela m?est arrivé juste une fois, monsieur le juge. Un autre mineur s?est attribué une charrette de charbon que j?avais remplie. Il a été chassé de la mine. Mais le duc m?a volé une charrette sur trois depuis 40 ans, et je crois qu?il faudrait le chasser, lui aussi.
Après avoir entendu les témoignages d?un « socialiste » (à l?époque le parti communiste n?existait pas et le parti socialiste actuel non plus) contre les accusés et d?un ecclésiastique pour les soutenir, le juge se leva pour donner son verdict. Il expliqua n?avoir eu aucune difficulté à reconnaître les accusés coupables.
John Whealey
Bon ! Mettons nous vraiment à réver. Et si par la lutte nous faisions vivre nos rêves.
Le Comité de Résistance de Montpellier, créé le vendredi 11 mai, avait appelé à une manifestation le 16 mai à 18h00,place de la Comédie, commedans de nombreuses autres villes du pays, journée hautement symbolique d'intronisation du nouveau président. L'objectif de cette manifestation était d'affirmer les revendications de la jeunesse et des travailleurs, de fédérer les luttes face aux mesures du gouvernement Sarkozy, passé et futur, de démontrer que les élections présidentielles ne sont pas une fin en soi, et que les revendications de la population la plus visée par la casse du code du travail, le démantèlement de l'université et par les lois sécuritaires (prévention de la délinquance, expulsions des sans-papiers...), mobilisée lors du mouvement du printemps dernier pour défendre ses droits, devaient être entendues.
La manifestation, qui réunit 300 personnes, partit pour le Peyrou, avant de décider de prolonger son trajet jusqu'à la gare, avant de remonter vers la Comédie (trajet habituel des manifestations).
Les manifestantes et manifestants bloquèrent alors la ligne du tramway devant une trentaine de policiers casqués, boucliers et matraques au poing.
Un départ de feu sur les pavés de la place (deux cartons, éteints immédiatement par les manifestants) entraîne deux arrestations violentes de la part de Brigade AntiCriminalité, policiers en civils armés de flashballs et de grenades assourdissantes, puis des charges à répétition des policiers en uniformes. Une manifestante en fauteuil roulant fut renversée et ceux qui tentaient de la relever furent sauvagement matraqués au visage.
Les provocations policières se multiplièrent,chaque arrestation et charge de plus en plus violente poussèrent les jeunes présents à résister comme ils le pouvaient, en jetant quelques bouteilles de verre, projectiles dérisoires face à l'ultra violence des forces répressives alors particulièrement nombreuses. Plusieurs personnes furent blessées (plusieurs visages ensanglantés), dont une qui resta inanimée un long moment et deux au moins qui furent emportées parles pompiers. Sept personnes furent interpellées.
Un groupe d'une trentaine de manifestants se dirigea alors vers le commissariat central afin d?obtenir des informations sur lesinterpellés conduits en garde-à-vue.
Une équipe de France 3, présente, calma les velléités de la police sortie du commissariat dans l'intention de disperser le groupe. La discussion s'engagea dans un face à face tendu entre policiers la matraque à la main ; un chien policier sans muselière se trouvait à deux mètres des jeunes rassemblés, grognant dans leur direction. Une insulte mit le feu aux poudres et déclencha une violence inouïe.
Le chien fut lâché tandis que les policiers chargeaient. Les manifestants s'égaillèrent dans toutes les directions mais plusieurs d?entre eux furent matraqués au sol, sans être arrêtés, avant que des voitures de la B.A.C n?arrivent à grande vitesse, bloquant les possibilités de fuite.
La violence déchaînée par la police fut disproportionnée : personne ne tenta de résister mais toute personne courant pour s?échapper était rattrapée et matraquée, arrêtée quelques dizaines de mètres plus loin.
Des policiers en civil bloquaient les ruelles adjacentes pour bloquer tout échappatoire. Au moins cinq manifestants furent arrêtés sans d?autre raison que de justifier les pratiques fascisantes de la police, sûre de son impunité dans un quartier vide de tout journaliste et spectateur.
Le total des arrestations fut donc porté à au moins 12, plusieurs personnes furent blessées, faits inédits dans une ville comme Montpellier, réputée comme calme au niveau militant. Ces pratiques sont à mettre en concomitance avec le nouveau rapport du pouvoir avec les milieux militants et protestataires, et une utilisation de la police comme outil de répression et de défense des intérêts des classes dirigeantes, qui se renforce d'année en année.
Les réactions de colère des jeunes présents ne furent exercées qu?en réponse aux méthodes honteuses de la police, qui n'hésitent plus à frapper les personnes handicapées ou les simples passants. Réactions qui furent en outre bien inférieures à la brutalité de ce que nous tenons à nommer les milices du pouvoir économique et politique.
SUD-Etudiant condamne les méthodes violentes, fascisantes et dangereuses utilisées par les « forces de l'ordre » lors d'une manifestation de protestation qui resta pacifique jusqu?à leur intervention.
SUD-Etudiant condamne ce que nous qualifions de bavures policières et la violence gratuite pratiquées en toute impunité devant le commissariat central.
Nous exigeons la libération immédiate des manifestants arrêtés dans la soirée du 16 mai, et l'arrêt de toutes les poursuites à leur encontre.
Contacts SUD Etudiant Montpellier : sudetudiant@yahoo.fr
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Récit Violences Policières à Montpelier le 16 mai
http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=81657#commentaires
Voilà, je suis PDG de Renault ou Peugeot, sur mes chaînes de montage j’ai 10 000 salariés qui font 151h par mois. Cela représente donc 1 510 000h de production par mois. Ces salariés je leur fais faire 38h au lieu de 35h par semaine. Soit 3 h sup par semaine. Si je multiplie par 47 semaines chacun fera 141h par an et je serais encore en dessous du contingent autorisé dans le cadre de l’accord sur les 35h.
Chacun me fera donc 12h de plus par mois soit pour 10 000=120 000h. 120 000h si je le divise par 151 cela me donne le nombre de salariés dont je peux me passer à heures de production constante, soit : 794 personnes. Au passage, je peux encore gratter sur l’encadrement, car après tout avec presque 800 collaborateurs (comme disait le maréchal) de moins je dois pouvoir me passer encore d’une quinzaine de cadres.
Bien sûr, ces heures sont majorées à 25%, mais comme on dit dans les "bonnes séries télés" objection votre honneur ! n’oubliez pas que moi je suis exonéré de charges sur ces heures. Les charges, (entre nous, je connais de mauvais esprits qui disent salaire différé) ça va chercher dans les 54%, et là bingo je peux encore en mettre 1 quart de plus dans la charrette, soit 198 personnes de plus. Récapitulons:794+198+allez, jouons là bon prince, 8 cadres et j’arrive à 1000, soit 1 sur 10. et dans la foulée j’économise 4% de la masse salariale. Cerise sur le gâteau, en cas de baisse de charge, il me reste 120000 à sucrer.
Pas belle la vie !J’en entend déjà qui disent que c’est pas bien. Mais merde j’ai un conseil d’administration, des actionnaires, comment voulez-vous que je fasse autrement ! et puis sur ma porte il n’y a pas écrit Abbé Pierre, je fais juste mon boulot de PDG est-ce ma faute si cela détruit 1000 emplois?Tout à l’heure on va aussi me reprocher que pour les trois quart des salariés qui font les heures sup. il n’y aura pas de déduction fiscales, franchement, j’y suis pour quelque chose si on n’impose pas les petits salaires !!!!
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N. Sarkozy
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S. Royal
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TOTAL
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| ENSEMBLE |
53
|
47
|
100
|
| Sexe | |||
| Hommes |
54
|
46
|
100
|
| Femmes |
52
|
48
|
100
|
| Age
|
|||
| 18 - 24 ans |
42
|
58
|
100
|
| 25 - 34 ans |
57
|
43
|
100
|
| 35 - 44 ans |
50
|
50
|
100
|
| 45 - 59 ans |
45
|
55
|
100
|
| 60 - 69 ans |
61
|
39
|
100
|
| 70 ans et plus |
68
|
32
|
100
|
18 à 24 ans 42% / 58%
25 à 34 ans 57% / 43%
35 à 44 ans 50% / 50%
45 à 59 ans 45% / 55%
60 à 69 ans 61% / 39%
70 et plus 68% / 32%
Salarié du privé 53% / 47%
Salarié du public 43% /57%
Travailleurs indépendants 77% / 23%
Chomeurs 42% /58%
Retraités 65% / 35%
Agriculteurs 67% / 33%
Artisans Commerçants 82% /18%
Professions libérales, Cadres Sup 52% / 48%
Professions intermédiaires 49% / 51%
Employés 49% / 51%
Ouvriers 46% / 54%| Décembre 2009 | ||||||||||
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