Lundi 21 avril 2008 1 21 /04 /Avr /2008 09:54

Manifeste rédigé collectivement à l’occasion des rencontres de Lalouvesc (07) des 27 à 29 octobre 2007.

2% des personnes possèdent 50% des richesses mondiales !

Il ne peut y avoir de croissance infinie dans un monde fini !

La croissance n’est pas la solution mais bien le problème.

Nous détruisons notre milieu naturel, les liens sociaux et les valeurs humaines. Le système dominant, mondialisé, profondément inégalitaire et destructeur qui nous entraîne n’est pas le seul possible et imaginable.

Nous avons plus de pouvoir d’action que nous ne le croyons. Sortons de la tristesse de l’impuissance !

Quelle est notre situation actuelle ?

La majorité de la population mondiale est aujourd’hui poussée à vivre en ville. Beaucoup d’entre nous croient ne plus avoir d’autres choix ni les moyens d’éviter les circuits de grande distribution pour subvenir aux besoins de leur famille.

Manger des produits qui ont déjà fait plusieurs fois le tour du monde entretient le système de domination alimentaire, social, technique et écologique, alors que 80% de la population mondiale rurale est en situation de disette chronique.

Notre vie quotidienne n’est-elle pas colonisée par de pseudo-produits censés satisfaire de faux besoins et apaiser nos angoisses ?

La société de consommation nous inculque quotidiennement l’acte d’achat comme équivalent du bonheur.

L’acceptation de l’ordre établi, la résignation pour ramasser quelques miettes ne sont pas une fatalité.

Nous sommes capables d’imaginer un monde solidaire, de partage dans un environnement sain, fondé sur le bien-être et la dignité de chaque individu.

La société dans laquelle nous vivons est présentée comme seule alternative par un petit nombre de personnes qui dirigent le monde et orientent nos choix aux bénéfices exclusifs de leurs propres privilèges. Ils utilisent pour cela les grands médias, presse, télévision, instituts de sondage, experts, réseaux de distribution et de répression dont ils sont les propriétaires.

A cette société dans laquelle la course aux profits monétaires détruit les grands équilibres écologiques et sociaux, nous répondons : « Assez de surexploitation ! » et « partage concerté des biens communs ! ».

A cette société qui développe des politiques chaque jour plus répressives et sécuritaires, nous répondons « Liberté ! ».

Libertés de penser, de s’exprimer, d’agir et de se déplacer, égalité de droits pour toutes et tous, solidarité, justice et fraternité.

A une société qui éloigne chaque jour davantage la population des centres de décision , nous répondons : débats citoyens et référendum d’initiative populaire, prises de décisions avec les budgets correspondants, à l’échelle locale adéquate ( quartiers, communes, agglomérations, régions...), contrôle des élus et mise en place de réels contre-pouvoirs.

Tout ceci est réalisable si chacun prend en main sa propre vie.

  • Aux structures politiques dirigées par des élites professionnalisées, nous opposons une réelle démocratie, une structure non hiérarchisée où les élus seront contrôlés et révocables, où les mandats seront courts, non renouvelables et non cumulables.
  • A un monde où seul le travail aliéné est rémunéré, nous opposons un revenu garanti pour tous, la sortie du tout monétaire, la sortie du productivisme, travailler moins pour vivre mieux.
  • Au modèle économique actuel qui soumet les peuples et la planète à sa loi, celle des profits monétaires, nous combattons pour les solidarités sociales, internationales et les équilibres écologiques.
  • A un monde soumis aux technologies agressives : nucléaire, OGM, pesticides, nanotechnologies..., nous opposons le principe de précaution.
  • Aux guerres pour l’appropriation des richesses, nous opposons partage, paix et respect des peuples.

D’autres sociétés sont possibles. Nous avons l’ambition de les mettre en œuvre.

Nous nous engageons dans un mouvement de rupture dans lequel nous sommes souverains pour construire une société digne de l’humanité. Nous ne partons pas de rien. Des expériences du bien vivre ensemble existent déjà à travers le monde, et ça marche ! De multiples chantiers sont encore à inventer, expérimenter, approfondir.

Nous créons un mouvement qui ne sera pas comme les partis.

Un mouvement capable de s’appliquer à lui-même le processus démocratique qu’il suggère pour la Cité. Un mouvement qui tiendrait plus au contrôle de tous les pouvoirs (y compris le sien) qu’à son propre pouvoir.

Nous, citoyens réunis à Lalouvesc les 27 et 28 octobre 2007, lançons cet appel, cette aventure que nous voulons vivante, riche de nos différences, porteuse d’avenir pour nous et nos enfants.

Nous vous invitons à la partager !

Au grand soir, nous préférons pleins de petits matins. Notre force sera notre nombre et notre diversité.

Des citoyens du monde

 

 

Par cuab34bfs
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Dimanche 16 décembre 2007 7 16 /12 /Déc /2007 09:00
Bonjour
J'ai l'impression que la mobilisation pour que le maxi traité européen soit adopté par référendum n'est pas au top.
Je propose que nous allions tous à Versailles le 4 Février pour soutenir les députés et les sénateurs qui vont se battre pour empécher la modification de la Constitution Française.
L'idéal serait qu'il y ait un préavis de grève national interprofessionnel et que l'on puisse y rester jusqu'au 8 Février si nécessaire.
Alain Bois




 
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Samedi 8 décembre 2007 6 08 /12 /Déc /2007 08:46
bonjour,

Les Assises 2007 des collectifs antilibéraux viennent de se terminer.
Des changements importants dans le fonctionnement de la coordination nationale ont été validés.
Le texte politique du mouvement (quoique non figé) a été lui aussi validé.
Le site de l'Hérault vient de publier tous les documents issus des Assises sur :
http://c.unitaire2007.34.free.fr/sommaire-actu.php

9 documents à lire avec attention

- L'appel : http://c.unitaire2007.34.free.fr/article.php?id_article=1576

- la charte de fonctionnement :
http://c.unitaire2007.34.free.fr/article.php?id_article=1575

- le texte politique :
http://c.unitaire2007.34.free.fr/article.php?id_article=1574

- la commission provisoire (son fonctionnement) :
http://c.unitaire2007.34.free.fr/article.php?id_article=1573

- la motion Villier le bel :
http://c.unitaire2007.34.free.fr/article.php?id_article=1572

- la motion "ACTU" :
http://c.unitaire2007.34.free.fr/article.php?id_article=1571

- la motion WAnderpepen :
http://c.unitaire2007.34.free.fr/article.php?id_article=1570

- la motion "Etats généraux" :
http://c.unitaire2007.34.free.fr/article.php?id_article=1569

et le compte rendu des assises fait par la commission provisoire :
http://c.unitaire2007.34.free.fr/article.php?id_article=1577

cordialement
Olivier Compan
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Dimanche 17 juin 2007 7 17 /06 /Juin /2007 22:10
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
                    ça va !!
  

 

 

 

 

 

 

 

 

UMP: entre 319 et 329 sièges (359 en 2002)

Parti socialiste: de 202 à 210 députés (contre 149 en 2002).

Nouveau centre: de 17 à 20 sièges.

PC: de 12 à 19 sièges (21 sièges en 2002).

MoDem: 4 ou 5 élus.

Verts: 4 élus.

 

la casse est limitée
les perdants semblent les gagnants
Tout va bien, dormez braves gens..
l'histoire de la tva sociale semble être sortie au bon moment, n'eusse t'elle pût sortir pendant la présidentielle
          40% d'abstentions
 
les institutions semblent sauvent
imaginez une assemblée à 80% bleu représentant 20% de la population
cela ressemble à une dernière chance...
 
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Dimanche 17 juin 2007 7 17 /06 /Juin /2007 00:05
Raoul Marc Jennar

 

 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

L’extraordinaire audience rencontrée par les promoteurs d’un « non de gauche au TCE » pendant la campagne référendaire, le triomphe du « non » ont fait naître une immense espérance : donner à cette victoire une traduction politique, être au rendez-vous que l’’Histoire nous donnait après une défaite majeure des libéraux de droite ET de gauche.
Maintenant que de cette espérance il ne reste plus que des cendres, il faut en tirer les conséquences.

Première question : cette espérance était-elle fondée ?
Sans doute, tout projet qui entend changer le système comporte sa part d’utopie. Mais il ne fait aucun doute que le « non » de gauche avait reçu l’’appui d’’au moins 12 millions (sur les 15 millions obtenus par le « non ») de femmes et d’’hommes aspirant à autre chose qu’’un projet de société néolibéral.

Deuxième question : cette espérance était-elle partagée ?
La vérité, et elle est confirmée par des sources à l’intérieur de la direction du PCF comme à l’’intérieur de la direction de la LCR, c’est qu’il n’a jamais été question que Buffet ne soit pas candidate et qu’il n’a jamais été question que Besancenot ne soit pas candidat. Ceux qui affirmaient que ce n’’était « pas une question de casting » nous mentaient. Un dirigeant communiste, qu’il appartienne au PCF ou à la LCR, ne partage pas ce qu’il détient. La règle est toujours la même : « ce qui est à nous est à nous ; ce qui est aux autres est négociable ».

Troisième question : cette espérance était-elle réaliste ?
S’’appuyant sur une réalité électorale (l’échec cuisant en 2002 de l’alliance PS-PCF-Verts et du gouvernement dérégulateur soutenu pendant cinq ans par ces trois partis), sur l’’immense impopularité du gouvernement Raffarin, sur l’’intensité des luttes sociales (retraites, intermittents, enseignants, CPE,...), sur l’’importance des mobilisations en phase avec certains de nos fondamentaux (défense des services publics, revendications écologiques, campagnes altermondialistes, ...), il n’’était pas déraisonnable d’’espérer construire une démarche commune à partir d’un projet commun.

 

la suite :

http://c.unitaire2007.34.free.fr/article.php?id_article=1423

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Samedi 16 juin 2007 6 16 /06 /Juin /2007 00:05
SOUSCRIPTION ADHÉSION


Créée en 1998, Attac a rapidement fait connaître en France la taxe Tobin, dont la mise en œuvre permettrait à la fois de s'attaquer à la spéculation financière et de collecter les fonds pour financer une réponse aux besoins humains les plus fondamentaux. Puis, en 1999, Attac était à Seattle lors de l'échec de la conférence ministérielle de l'OMC. Avec ses comités locaux, elle a entamé ensuite une campagne d'information  et de débats qui a permis à nombre de nos concitoyens de saisir la mécanique complexe de l'OMC et de son projet de marchandisation généralisée au service des entreprises multinationales. En 2001, Attac fut au cœur du lancement, à Porto Alegre, du premier Forum social mondial (FSM), acte de naissance de l'altermondialisation. Depuis, ce mouvement international se développe. Attac y poursuit un travail de décryptage de la mondialisation néolibérale, de ses institutions, de ses déclinaisons européennes et nationales ; un travail de mise en évidence des impasses sociales et environnementales ; et un travail d'élaboration de propositions pour construire un autre monde, solidaire, écologique et démocratique. En France, Attac fut au cœur des batailles contre les réformes néfastes des retraites et de l'assurance maladie et contre le projet de traité constitutionnel européen institutionnalisant les politiques néolibérales.

Mais, durant plus de deux ans, l'association a connu une crise de direction. Celle-ci s'est heureusement conclue, en décembre 2006, par l'élection d'un Conseil d'administration entièrement renouvelé. Aujourd'hui, l'activité nationale a redémarré ( http://www.france.attac.org/spip.php?article7119). Toutefois, l'héritage d'une situation financière désastreuse menace la survie même de l'association, et handicape fortement le développement de ses actions. C'est pourquoi nous nous adressons à l'ensemble des citoyennes et citoyens qui s'opposent au néolibéralisme, et qui partagent notre volonté de bâtir un monde solidaire, écologique et démocratique. Nous nous adressons à eux pour solliciter leur participation à une souscription, avec un objectif de 300 000 euros, qui vise à ce que l'association survive à sa crise financière et aussi qu'elle retrouve les moyens de développer pleinement ses actions et son rayonnement. Nous nous adressons aussi à eux pour les inviter à nous rejoindre, et à renforcer notre force militante.

Dans les mois et les années qui viennent, le mouvement altermondialiste en général, et Attac en particulier, auront à poursuivre l'œuvre qui a été commencée à Seattle en 1999, puis à Porto Alegre en 2001. Partout dans le monde des citoyennes et des citoyens se mobilisent, de plus en plus nombreux. En rejoignant Attac ou en aidant Attac, c'est à ce mouvement que vous apportez votre contribution.

http://www.france.attac.org/spip.php?rubrique427

Nous vous invitons à rediffuser largement ce message.

Attac France,
Montreuil le 15 juin 2007
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Vendredi 15 juin 2007 5 15 /06 /Juin /2007 14:01
 
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Lundi 11 juin 2007 1 11 /06 /Juin /2007 14:45

Par Luc Douillard 

Le PS préférerait-il, au fond, perdre les élections nationales ? L’hypothèse peut surprendre, puisqu’il est généralement admis que les partis politiques sont des institutions spécifiques dédiées à la conquête du pouvoir.

Encore faut-il s’entendre sur ce mot si ambigü, “pouvoir”, qui en français signifie aussi bien le pouvoir d’agir que le confort de l’inaction. Arkhos contre cratos, en quelque sorte. D’un côté le “cratos” (qui a donné entre autres démocratie), et de l’autre ces sens dégradés du mot “arkhos” (qui ont dérivé en oligarchie, hiérarchie, archevêque, archiduc, sans oublier… archaïsme.)

Déjà, on en avait eu l’intuition lors du désastre présidentiel de Lionel Jospin en 2002. Souhaitait-il, au fond, vraiment devenir président ? Il n’avait à dire qu’un seul mot convaincant à la télévision (par exemple sur la taxe Tobin et les marchés financiers) pour reprendre quelques centaines de milliers de voix à l’extrême-gauche ou à l’abstention, et surpasser Le Pen au premier tour. Mais tout plutôt que cela. Plutôt mourir, en somme, que de remporter une victoire à partir de convictions agissantes.

En ce printemps 2007, l’étrange sourire subliminal de Ségolène Royal le soir du 6 mai révélait bien son soulagement paradoxal. A défaut de prendre l’Elysée, elle se contenterait de conquérir le siège du parti rue Solférino. On a les horizons qu’on peut. Quant aux éléphants socialistes, ceux qui ont plombé sa campagne en s’en désintéressant ou pire en la sabotant, on a bien compris que leur intérêt est ailleurs. Certes, ils aimeraient bien jouir de temps à autre d’une « alternance » nationale qui pourrait couronner utilement leurs carrières personnelles de quelques maroquins ministériels. Mais cette libido gouvernementale passe loin, très loin, après les enjeux locaux. Or l’on sait que toute priorité de deuxième rang n’est jamais une priorité.

Voici le fruit amer de la grande révolution conservatrice qu’a été la décentralisation mitterrandienne, puis jospinienne, qui n’a jamais tenu sa promesse de rapprocher le pouvoir des citoyens (« arkhos » ou « cratos » ?).

Au contraire, cette décentralisation ratée a instauré à grands frais de douces tyrannies locales dépourvues de séparation nette des pouvoirs et soigneusement privées de micro-pluralismes médiatiques, dépourvues à la fois d’indépendance éthique et de missions de service publique discernables. Crées par et pour les partis, elles ont fini par refaçonner les partis en profondeur, à leur image. Elles sont assises sur la prolifération exceptionnelle d’une nouvelle fonction publique territoriale redondante, recrutée le plus souvent par favoritisme, étendue à l’infini par le jeu opaque et précarisateur des subventions.

En somme, ce sont des féodalités territoriales. Aussi coûteuses et abusives que les seigneuries médiévales d’autrefois. Également aussi brillantes et ambiguës, quelquefois méritantes, dans l’exercice d’un inlassable mécénat communicationnel, de l’assistanat paternel ou de l’ « inaménagement » du territoire. C’est là, on le sait, le coeur de métier des barons socialistes et de ceux qui aspirent à le devenir : Gérer en paix un gros fief territorial en province, avec sa pyramide de vassalités associées, monde discret, monde immense, véritable angle aveugle de la chronique politique universitaire et médiatique.

Et si le PS n’était plus qu’un syndicat de fiefs territoriaux, se désintéressant, au fond, des enjeux nationaux ?

Ces dernières semaines, nous en avons été convaincus par plusieurs épisodes révélateurs. Au début mai, je suis reçu par le vice-président de gauche d’une importante collectivité territoriale de l’Ouest de la France. A l’apéritif, je demande à son assistant s’ils peuvent espérer conserver la majorité aux prochaines élections, alors que la sociologie locale est très à droite. A ma surprise, on me répond que les choses se présenteront mieux localement pour la gauche locale si la droite pouvait gagner cette présidentielle, et encore mieux si le premier ministre pouvait être un régional. (Ce qui arriva !)

Un peu plus tard, je lis dans « Libération » la chronique tristounette de la déshollandisation-ségolénisation en cours au PS. Grave question : Faut-il avancer la date du prochain congrès du parti socialiste ? Avis d’expert d’un éléphant anonyme interrogé par le journal : Il vaut mieux attendre les municipales, en effet pour nous au PS, dit-il, ces élections sont stratégiques, car elles structurent les “réseaux” à l’intérieur du PS. On ne peut mieux dire que le PS n’est plus qu’un cartel, un réseau franchisé de petites et moyennes féodalités.

Le phénomène ne touche d’ailleurs pas que le PS. Dernièrement, on a revu le film « La question des alliances » de Jean-Louis Comolli et Michel Samson, qui raconte la bataille des législatives à Marseille en 1997. Au soir du second tour, le maire de Marseille, M. Gaudin, convoque les télévisions dans son hôtel de ville pour dire « sa grande joie ». Scène surréaliste au soir de cette dissolution manquée qui voit Chirac condamné à cinq ans de cohabitation. Quelle est donc la cause de la joie de M. Gaudin ? Tout simplement, c’est que, dans la déroute générale, la droite marseillaise s’est plutôt moins mal comporté qu’ailleurs, et que tous les députés marseillais RPR-UDF sont finalement réélus. « Un effet mairie », c’est-à-dire, on le sait, le fruit d’une politique méthodique de services rendus dans la capitale phocéenne. Là aussi, on ne peut mieux dire que la sauvegarde et la santé de l‘imperium provençal de M. Gaudin lui procurait cette joie sans nuage, que n’assombrissait nullement l’éviction de Juppé à Paris ni la perspective finalement confortable de cinq longues années d’opposition au gouvernement Jospin.

Ainsi, les partis feignent de partir à la conquête du pouvoir gouvernemental, mais ce n’est que pour amuser la galerie. L’important est ailleurs, dans les fiefs locaux, leur manutention si complexe, et leurs guerres féodales. Si les mots ont un sens, les partis politiques sont des traîtres à leur mission constitutionnelle. À une exception notable, bien entendu, celle d’un outsider dénommé Sarkozy, qui, lui, savait vraiment ce qu’il voulait !

Mais ne vous souciez pas pour les chefs du PS, s’ils devaient échouer encore aux législatives. À l’abri de leurs confortables situations de repli, ils se contenteront, une fois de plus de maudire et culpabiliser ce peuple de gauche qui décidément ne sait que perdre. Il n’a que ce qu’il mérite !

Ainsi, la crise mortelle de la gauche est encore devant nous. (Ceci sans parler de celle de l’extrême-gauche, encore plus acharnée à perdre que tout autre, parce qu’elle a renoncé à renouveler la politique pour se replier prioritairement, elle aussi, sur l’appropriation de quelques dépouilles féodales d’un système à bout de souffle. Postes de permanents syndicaux et associatifs, financements publics, verrouillages divers, tel est sa lutte finale, au détriment de tout intérêt général ou de classe.)

Comme le disait déjà le cardinal de Retz, il y a trois siècles : « Les hommes ont une pente merveilleuse à s’imaginer qu’ils amuseront les autres par les mêmes moyens par lesquels ils sentent qu’ils peuvent être eux-même amusés ». Et aussi :  « Tout homme que la fortune seule a fait homme public devient presque toujours, avec un peu de temps, un particulier ridicule. L’on ne revient plus de cet état. »

Où est l’esprit du programme du Conseil national de la Résistance de 1944 ? N’entendez-vous pas la colère du peuple qui désespère et qui va bientôt s’apercevoir qu’on le dupe encore plus qu’il ne le sait déjà ?

Car (toujours du même Retz) : « Les peuples sont las quelque temps devant que de s’apercevoir qu’ils le sont. »

http://www.altermonde-levillage.com/spip.php?article10574

 

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Samedi 9 juin 2007 6 09 /06 /Juin /2007 19:11

 

Les huit chefs d'État ou de gouvernement des pays les plus puissants de la planète sont pleinement satisfaits, car ils pensent que la croissance de la production et l'esprit de responsabilité des dirigeants d'entreprises vont conduire l'humanité encore plus loin sur la route du progrès

Ils expliquent ce qui fonde leur confiance : les déficits budgétaires sont en passe d'être éliminés, les marchés financiers mondiaux, y compris les hedge funds (fonds spéculatifs), « ont contribué de manière significative à l'efficacité du système financier », la liberté d'investissement est associée à la « responsabilité sociale » des entreprises, la protection de la propriété intellectuelle sera la « colonne vertébrale » de l'innovation.

Ils se sont entendus sur deux engagements d'importance : mettre fin au dérèglement climatique et « aider » le continent africain, particulièrement grâce au NEPAD.

Depuis longtemps, les communiqués du G8 nous ont largement habitués à des déclarations aussi tonitruantes que vides et non suivies d'effets. 2007 sera, à cet égard, un bon cru. On affiche le souhait de réduire l'émission des gaz à effets de serre, mais aucun engagement n'est pris, si ce n'est celui « d'évaluer les moyens de réduire d'au moins 50% ces émissions d'ici 2050 ». Quant à l'Afrique, on ajoute 10 milliards aux engagements, non tenus, de Gleneagles, portant à 60 milliards de dollars cette nouvelle promesse… sur 4 ans !

En réalité, la déclaration de Heiligendamm est un nouveau et lancinant plaidoyer en faveur de l'économie néolibérale financiarisée, comme seule solution possible à tous nos maux. Les propriétaires du capital pourront continuer à se servir de la planète comme d'un réservoir illimité et d'un dépotoir sans fond. Il ne sera pas touché aux 10 % les plus riches du monde qui détiennent 85 % des patrimoines mondiaux. Au nom de leur liberté, on ne touchera pas davantage aux paradis fiscaux, pas même à l'évasion fiscale qui, chaque année, représente plusieurs fois l'équivalent du PIB français. On ne mettra pas en place des taxes globales qui pourraient rapporter, tous les ans, plusieurs centaines de milliards de dollars pour financer les biens publics mondiaux dont la quasi absence obère si lourdement l'avenir. On ne fera rien, réellement, en faveur d'une véritable démocratie, pourtant seul moteur du progrès de l'humanité.

Oui, à nouveau, le G8 apporte la preuve de son irresponsabilité, qui aggrave son illégitimité.


Contacts Attac France :
* Aurélie Trouvé, coprésidente d'Attac France, Tel : 06 17 17 50 87
* Nicolas Berthomeau, responsable de la campagne anti-G8 d'Attac France, Tel : 06 63 86 37 21

Pour en savoir plus :
* http://france.attac.org/


 
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Vendredi 8 juin 2007 5 08 /06 /Juin /2007 13:48

extrait de l?article de Nathalie VERSIEUX paru lundi 4 juin à 22h00 : "Bière. Armés de pavés arrachés aux trottoirs et de milliers de bouteilles de bière, auparavant vidées, quelque 2 000 manifestants violents ont terni samedi l?image des deux défilés pacifiques et colorés".

http://www.liberation.fr/actualite/monde/258188.FR.php?mode=PRINTERFRIENDLY

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L?ouverture officielle ce 6 juin du sommet du G8 entraîne le lancement des opérations de blocage de la part des activistes. Point fort du contre sommet, les blocages sont les actions les plus concrètes pour déstabiliser ce sommet du G8. Le but est de bloquer les voies d?accès à la zone rouge (zone interdite protégée par des clôtures) du sommet. Ces voies d?accès sont empruntées par les délégations officielles des pays, les journalistes, les interprètes, les marchandises. Bloquer toutes les voies permis ainsi d?isoler le G8 du reste du monde et d?affirmer la présence de ces 2 mondes : celui des 8 puissants, et celui des peuples. Si des blocages effectifs de la totalité du G8 n?ont jamais eu lieu, ils ont le plus souvent permis de perturber fortement la circulation et par là le sommet. Tout cela en portant au jour la contestation des altermondialistes.

Les blocages s?organise en grandes manifestations ou par petites groupes affinitaires très mobile. Ce mercredi, des francophones se sont donnés rendez vous à 4 heures du matin au camp de Reddelich pour aller bloquer une route passant dans une forêt au sud d?Heiligendamm

C?est une soixantaine de personnes, qui se retrouveront ensuite à 7 heures du matin dans une forêt humide. Peu après, des troncs d?arbres seront mis sur le bitumes par dizaines au virage d?une route. La circulation était préalablement stoppée quelques dizaines de mètres avant la barricade pour éviter tout accident. L?action ne durera que 3 minutes pour 4 heures de marche et de préparation. C?est très peu mais drôlement efficace : des véhicules ayant étés bloquées, des policiers mobilisés. Ce genre d?action est monnaie courante dans un contre sommet du G8, des centaines de groupes agissent de la sorte et comme une fourmilière attaque de partout les voix des communications.

Ce 6 juin, ce 7 juin et peut être même après

http://www.contre-faits.org/spip.php?article26

 

http://de.indymedia.org/ticker/fr/

 

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Police partout?
Plus grande opération de police jamais menée en Allemagne à l'occasion du G8 : 16.000 policiers, un millier de soldats, et une logistique d'un coût avoisinant les 100 millions d'euros.


? Justice nulle part

Le corps d'un migrant flottant au large des Canaries, le 18 janvier dernier.
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Greenpeace and police in speed boat chase at G8 summit
 
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Manifestations anti-G8: un air de Woodstock à Rostock

Manifestants anti-G8 à Rostock, le 4 juin (Philippe Leroyer/Flickr).

Plusieurs milliers d'opposants au G8 d'Heiligendamm, en Allemagne, ont défilé lundi à Rostock (Mecklembourg-Poméranie occidentale) pour une "liberté globale" et des "droits pour tous". La manifestation, qui avait débuté pacifiquement, s'est terminée par des heurts entre les plus radicaux et les forces de police. Mais avant ces violences, l'ambiance était bon enfant, comme le prouvent ces photos.




Pour voir le diaporama en plein écran, cliquer ici.
 
 
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